Voilà le troisième chapitre de ce sujet qui me tient à coeur.

La dernière visite sur le site de ces jardins potagers avait été celle du vice président de notre association (Solidarité Guinée Bissau Suisse) Abdulai Keita (qui d'ailleurs est celui qui fut à l'origine du projet en 2006).

En 2008, à l'occasion d'un séjour privé sur place, il a enregistré notre association à Bissau et pris la décision de passer par l'ONG ADIM  qui est active depuis plusieurs années à Bubaque notamment dans des projets d'aide  auprès de divers groupements de femmes. 

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   Babbakar Saar       


Transmission

     Transmission du savoir


Le fait que le coordinateur de ADIM Babacar SARR soit basé à Bubaque et, de plus précisément dans un projet d'agriculture et de micro crédit, nous assure que nos contributions seront utilisées de manière adéquate et contrôlées. Aucun de nos membres en Suisse n'a la possibilité de se rendre constamment en Guinée Bissau, et il est va de soi qu'il est exclu que l'argent de la SGBS puisse être utilisé pour des frais de voyage .  Chaque voyage est entrepris à titre personnel et à nos propres frais.

En février 2009 comme je me trouvais précisément à Bubaque avec mon fils, j'ai rencontré Babacar Sarr. Il nous a offert de venir constater l'avancement des cultures ainsi que les progrès déjà réalisés.

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Les cultures et leurs protections

            

Ces champs se trouvent à une petite demi heure de marche environ du centre de Bubaque. Le groupement des femmes en compte maintenant 75, toutes dûment enregistrées.  Chacune gère un lotissement individuel et y fait pousser ce qu'elle décide, dans la mesure de son savoir faire personnel, des semences qu'elle a pu se procurer et surtout de la proximité plus ou moins grande du puits le plus proche.

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En effet, certains lotissements sont loin des points d'eau ce qui restreint les possibilités: il faut arroser tous les matins et tous les soirs.  Tout se fait artisanalement, la plupart du temps elles n'ont pas accès à un outillage adéquat, pas même à un arrosoir par personne (il doit y en avoir une quinzaine en tout).

Les puits que leurs maris ou fils arrivent à creuser sont peu profonds, et souvent presque complètement asséchés à certaines périodes de l'année.  Pour creuser plus sans que tout s'effondre, il faudrait étayer les contours des puits sur toute la hauteur, avec des anneaux en béton; puis construire une margelle, avec au minimum un système de corde et de poulie, afin de pouvoir puiser l'eau avec un seau. Le rêve suprême serait une pompe à main, à pied, à vent, à n'importe quoi, mais bon....

irrigation

Irrigation

ADIM a récemment fait poser plus de 4000 mètres de clôture en fils de fer: l'un des problèmes majeurs auxquels ces cultivatrices devaient faire face était que leurs champs étaient régulièrement dévastés par des animaux errants, cochons, chèvres et surtout vaches, qui en peu de temps arrivent à ruiner de nombreuses semaines de travail.

Nous avons pu constater encore d'autres améliorations: Il y a maintenant de belles cultures d'oignons. Pendant de nombreuses années les oignons venaient presque exclusivement de l'extérieur, même du Portugal ou de Hollande. Ils se vendaient tellement chers que souvent les ménagères devaient les acheter à la pièce.

Il serait bien également d'intensifier la culture locale des pommes de terre afin de ne plus les faire venir du Portugal ou de France. En février le kilo de pommes de terre au marché de Bubaque se vendait aussi cher qu'en Suisse. Là aussi on achète souvent une ou deux pommes de terre seulement.

Notre association a récolté un peu d'argent pour acheter des arrosoirs et d'autres matériels, mais il y a encore beaucoup de choses à faire. Babacar Sarr souhaiterait surtout que des bonnes volontés s'annoncent pour aider ces femmes dans leur formation agricole.

poivrons

salade

Vous qui lisez ce blog, si vous avez des idées, des suggestions .... contactez moi, les membres de l'association et moi-même en serions ravis.

La prochaine étape après les oignons serait la culture de l'ail. La plupart du temps les population ne l'achètent même pas à la tête mais gousse par gousse tellement le prix est onéreux.

Des conseils à ce sujet ? Utilisez la rubrique contact du blog ou les commentaires ...

A bientôt pour d'autres nouvelles des Bijagos ...